30 août 2007
Salade niçoise
Ca y est, c'est bientôt la fin de l'été. Où en suis-je? Pour le savoir, il me suffit d'observer cet autoportrait: l'œil est vague, limite tiède, et...une petite bedaine commence tranquillement à s'installer....Calée au cœur de la chaleur, alanguie par de longues périodes où je ne fais que ce qu'il me plaît, je me suis tranquillement laissée aller oui!
C'est là que l'action reprend le dessus: quoique vivant au ralenti, mon corps me transmet des messages exotiques: il me communique des envies de salade! Ca alors, cela n'arrive JA-MAIS, je suis formelle! Déjà les légumes, c'est cuits avec au moins un peu d'huile d'olive et encore mieux, du fromage, mais la crudité...Je reste stupéfaite de moi-même.
Mais que faire? Je feuillette le livre "Cuisine" de Marie-Claire, attendant qu'une salade me saute aux yeux, et c'est sur la salade niçoise que mon choix s'arrête. J'ai bien vérifié, refait trois fois le tour des salades, car c'eut été dommage de se tromper, pour une fois que j'allais acheter autre chose qu'un peu de roquette à mettre à côté d'une tomate/mozzarella.
Bon ben, c'est parti:
SALADE NICOISE:
Faites cuire à l'eau ou à la vapeur 8 petites pommes de terre et égouttez-les. Pelez-les et coupez-les en tranches.
Faites cuire 150 g de haricots verts dans un peu d'eau bouillante salée (Ca alors! Des haricots verts!). Faites cuire 4 œufs 6 minutes dans de l'eau bouillante. Rafraîchissez-les et écalez-les.
Nettoyez deux cœurs de laitue et répartissez les feuilles dans quatre bols.
Coupez
les œufs en quatre et disposez-les sur les feuilles de salade.
Répartissez dans les bols les pommes de terre et les haricots, 175g de
thon à l'huile égoutté, 2 tomates coupées en dés, 1/2 oignon rouge en
tranches fines, des olives noires dénoyautées, du persil plat ciselé,
quelques feuilles de basilic et quelques câpres rincées et égouttées.
Assaisonnez avec une vinaigrette au citron. décorez avec des filets d'anchois.
Pour 4 personnes.
Epatée par tant de fraîcheur, je me suis approchée.
Comme je reste un peu interdite devant cette recette qui ne me ressemble pas trop trop, j'ai l'étrange impression que je n'ai rien de plus à dire! Et pourtant c'est très bon, j'en suis vraiment très contente!
Alors pour le même prix, je vous mets une
"Valeur
sûre, Qualité Best". Ce sont les recettes découvertes, testées et
approuvées, puis faites et refaites depuis que j'ai commencé le blog. A
ne pas confondre avec une recette "fashion" ou "cool" ou même
"fantaisie", qui passe
et puis s'en va sans se retourner, comme une amourette.
Recette "Qualité Best": salade poulet et pommes de
terre, persil, sauce base mayonnaise + si vous aimez: câpres et
pignons, mais là justement, j'allais la servir à des messieurs qui
n'aiment pas ça!:
Je l'avais découverte il y a un an, c'est
pourquoi en plus d'être une recette "Qualité Best", c'est aussi un peu une recette marronnier: elle revient aussi sûrement que
la rentrée! La recette est là, bien cachée sous une tonne de texte (oh lala, les posts du début! la honte!).
J'ajouterai que maintenant, je sais pourquoi il vaut mieux
la faire la veille: les pommes de terre encore tièdes se gorgent ainsi
deux fois plus de sauce qu'en la faisant le jour même avec des pommes
de terres refroidies, et ça je le sais grâce à Hervé This alors c'est
du lourd! Et quand on sait que la sauce, c'est une sorte de mayonnaise qui déchire, c'est encore plus lourd!
Et pour cette salade, avec la vaisselle jetable Starck, je me la donne à fond les manettes!
Je cite ce qui est écrit sur la boîte de vaisselle jetable:
"Innovants
pratiques
modernes
intelligents
racés
élégants
luxueux
et jetables...
Quel panache.
Quel dommage."
PH. STARCK
Mon
écrivain préféré! Il a tout compris à l'éphèmère, je pense donc que ce
texte s'applique à la production blogguesque...avec toutes ces pages
qui tombent dans l'oubli, semaine après semaine...Non décidément, j'ai
le spleen de fin de vacances qui doucement m'envahit moi! Triste et doux
comme une ballade le soir, le long de la plage...bybye summer...
23 août 2007
Meringue d'amandes aux fruits rouges
Nota: le palmarès du concours casse-noix a été révélé, ça se situe dans la mise à jour du billet "concours casse-noix", c'est à dire là!
C'est mon anniblog!
Le temps qui passe, ça se fête! Et cette année a été marquée par mon blog qui a densifié mon existence...Alors je fête avec cet anniblog un temps spécial, long et court à la fois, connecté à un monde virtuel très matériel. Devant l'ordinateur, je ris, je me questionne, je me demande, j'apprends, je découvre, je cherche, et vous vous êtes là, de l'autre côté! C'est dingo!
J'aime beaucoup mon blog, et le monde de bienveillance auquel il m'a
connectée. Je m'en fiche des bisbilles, des rancœurs et des aigreurs de la blogosphère,
je ne garde que le bisounours qui sommeille en
chaque bloggeur, et qui enfin, le soir ou le matin, peut s'exprimer à
fond les ballons multicolores, et je suis contente de faire partie de cette bande-là!
Plutôt qu'un long discours, je me fie au pouvoir des images: petit récapitulatif, surtout en dessins, pour le plaisir de ressortir des cartons ce que vous avez peut-être raté en cours d'année:
Ca c'était sur mon premier billet, et j'avais pensé à aller chercher ce dessin de noix pour le concours casse-noix, mais quand je l'ai revu je me suis dit: "quelle horreur!"

Au bout de quelques jours, je découvre que les bloggeurs sont des gens exquis: Dorian me fait l'immense honneur d'annoncer la création de mon blog sur le sien, avec un petit dessin en prime! Là c'est cuit, j'ai mis le doigt dans la machine à bonheur!
Mon magimix, je l'aime toujours autant!
Cette gauffre reste un des dessins les plus réalistes que j'aie fait de ma vie!
Au début, je n'avais pas de scan, alors je prenais mes dessins en photo! Quelle pêche!
Septembre 2006, je craque et j'avoue tout: ma came, c'est la fondue savoyarde...
Même pas deux mois et je suis déjà complètement à fond, j'adore les blogs, je suis accro!
J'ai fait de nombreux essais dont vous n'avez même pas idée, comme ici: scanner trois fois un œuf en un passage de scan pour faire 3 œufs! Des secrets étonnants dorment dans mes archives...
Peut-être que je suis Claude François?

Mais qu'est-ce qui t'arrive, tu es amoureux de ta femme! Private joke pour Daniel et Mariam, désolée!

"Est-ce que ce sombrero matche avec mes nouveaux leggings gold?"
Pepito style!

Ma copine Ringo Churros qui a ouvert un blog à peu près au moment de la parution de ce billet sur son flan coco

Et en octobre, déjà, la rencontre avec les pralines!

La madone aux petits gâteaux...

Et mémé tartouflette, qu'est-ce qu'elle en dit?

Décembre, agaçante sonnette d'alarme: le blog fait grossir!

Et l'alcool, ça donne la gueule de bois! Bienvenue en 2007!

Bye-bye les fêtes, coucou Emilie!

Un petit coucou aussi à Raymond le gratton, le mari de Valérie! Merci à vous pour tous les délicieux repas que vous avez donnés!

En
février, c'est la boum des pralines! En plus de Guillemette arrivée
entre-temps, nous rencontrons Cuisine Plurielle et Bruno, Le Gone.
Et c'est le début d'une grande fatigue: la preuve: renversage de crème pâtissière all over the kitchen un matin, juste avant d'aller au travail...gestion hasardeuse du blog, posts irréguliers...Je suis tout le temps fatiguée...Heureusement, cet été, ma docteur m'a diagnostiqué des rhinites allergiques, le rhume des foins quoi, qui commence...en février! Tiens donc! J'espère donc que désormais, je n'aurais plus de telles périodes de flottement! Banzaï!

Un gros dodo, et on s'y remet!

En avril, nouvelle technique pour les illsutrations: mise en couleur avec phoutoushoup


En juin, pour fêter le début des vacances, rencontre avec de nouvelles bloggeuses chez Garance

Et plein de bonnes résolutions!

Que l'année qui vienne soit aussi belle que celle qui vient de passer!
Je remercie tous les lecteurs, les commentateurs, les correspondeurs, je pense à vous tous, chacun son tour l'un après l'autre, et j'espère vous rencontrer tous! Si si!
Nous allons maintenant remettre le mouton d'or du blog le plus génialement mouton, et il est attribué à "cuisine-moi un mouton!"
Ca alors! Mais j'ai déjà fait mon discours et je me la joue "ma carrière, mon blog" depuis déjà 1/2 heure!! Je passe aux actes, et sors mon gâteau d'anniversaire.
Je savais que ce serait lui, depuis le temps que je le regarde dans le gros "Cuisine" de Marie-Claire. Je le voulais, eh bien je l'ai eu! Pas plus compliqué que ça quand on a un an de blog dans les jambes, ce qui veut dire plein de rencontres avec les copines hyper douées, plus des heures de lecture de trucs et astuces. Il y a un an, je ne vous raconte pas la tête que l'édifice aurait eu à la fin, mais ces frustrations se raréfient un peu, et je ne vais pas m'en plaindre! Trop de frustration tue la frustration...Et que reste-t-il ensuite? Mystère!
Bon allez, on s'en fout! La recette, la recette!
J'aurais rêvé de vous scanner la photo du livre sur laquelle j'ai fantasmé pendant de longues semaines, mais c'est interdit alors je ne veux pas que la police débarque et gâche ma fête d'anniblog. A la place, en toute modestie, je remets mon œuvre, en plus près:
MERINGUE DE NOISETTES AUX FRUITS ROUGES
recette originale en cassis, modifs en framboise
2 blancs d'œufs
120g de sucre en poudre
(la meringue est un peu trop sucrée, vous pouvez enlever 20g facile, et remplacer par plus de poudre de fruits secs)
4c. à soupe de noisettes en poudre (j'ai mis des amandes parce que amandes + fruits rouges, j'adore!)
300ml de crème fleurette
1c. à café d'extrait naturel de vanille
450g de fruits rouges (fraises en morceaux, framboises, myrtilles et mûres).(J'ai pris deux bols de fruits rouges Picard)
Préchauffez
le four à 150°C. Battez les blancs d'œufs jusqu'à ce qu'ils commencent
à former des pics puis incorporez délicatement le sucre sans cesser de
battre pour obtenir un mélange ferme. Incorporez les noisettes en poudre
(là, votre meringue retombe sérieusement, mais ce n'est pas grave!
C'est comme ça qu'on obtient de belles plaques faciles à
empiler).
Tapissez de papier
sulfurisé deux plaques de cuisson et versez de la pâte à meringue au
centre de chaque plaque. Etalez avec le dos d'une cuillère pour obtenir
deux disques de 20 cm de diamètre.
Faites
cuire les meringues pendant 40 minutes, puis éteignez le four et
laissez-y les meringues 30 minutes en gardant la porte du four
entrouverte. Je les ai sorties car j'ai un four à gaz qui aime
bien sécher un peu trop les meringues, du style à leur faire les fesses
toutes bronzées! Méfiance, car je veux atteindre la perfection de
cuisson de Guillemette! Je sais je bloque complètement, mais c'est plus fort que moi!
Fouettez la crème et
ajoutez-y l'extrait de vanille. Quand les meringues sont refroidies,
posez l'une d'elles sur un plat de service, garnissez-la avec une
partie de la crème et la moitié des fruits, en disposant ces derniers
de manière à obtenir une surface plate pour accueillir la prochaine
couche de meringue.
posez
la seconde meringue sur les fruits et décorez-la avec la crème et les
fruits restants. Laissez reposer 15 minutes avant de servir. Au frais je suppose? Moi j'ai sauté dessus direct! Pour 6 personnes.
J'ai fait une demi-dose
de dessert, et c'est de la Qualité Best Prestige, attention, ça ne
rigole plus, c'est délicieux! Je me suis bien régalée! Incroyable comme
c'est bon: la meringue qui croustille, avec le bon goût d'amande, la
crème toute onctueuse que j'avais teintée en parme grâce à un peu de
jus de fruits, ces fruits qui manqueraient vraiment s'ils
n'étaient pas là: ils apportent la touche de fraîcheur nécessaire à une
telle gourmandise. Celle-là, vous pouvez la faire les yeux fermés, je
la recommande sans hésitation.
Je pensais que j'allais
galérer pour manger l'édifice, mais pas du tout, à la fourchette et au
couteau, ça se mange très bien. A la cuillère, faut pas éxagérer non
plus: vous risquez l'effet millefeuilles: pâte écrasée, et toute la
crème sur le côté.
Maintenant que cet anniblog a été dignement fêté, en route pour l'année suivante! Cheers babes!
16 août 2007
astro-cuisine: pour nos amis du signe du lion, le risotto d'après festin
Bon déjà désolée, je ne me mettrai pas en scène à tous les coups, mais exceptionnellement, j'ai craqué pour une crinière de lionne!
Ca a de la gueule! Mon rêve! Vivement que j'aie plein de pognon et rien d'autre à faire que d'aller chez le coiffeur! (Ce que je suis vulgaire...La lionne serait vulgaire? Mais non: Coco Chanel, elle était pas vulgaire...Et Sylvie Vartan? Pas facile quand on ne les connaît pas dans l'intimité!)
Trêve de questionnements, ami lion, je vais te révéler ce que tu aimerais trouver plus souvent dans ton assiette:

J'aime bien cette photo un peu
Hamiltonnienne du lion au repos,
un peu "fin de l'été, nostalgie..."
Source: Manfred's best travel's pictures
LE LION
Le lion est content si tout le monde est d'accord avec lui, et plutôt sur le mode "c'est moi le chef". Alors c'est bien joli, mais ce n'est pas toujours facile à obtenir. Heureusement, le lion a plein de qualités qui lui permettent de tranquillement dominer son monde sans avoir à rugir outre-mesure, et la plus belle, la plus marquante est la générosité.
Pour lui donner une bonne occasion d'être content (et il paraît que le lion est doué pour le bonheur car il sait tout simplement ce qu'il veut, alors il l'obtient, et puis voilà: il est heureux! Facile!), je lui propose un principe de double repas:
Premier repas: le lion invite avec force faste toute sa cour, et c'est la grosse tawa, et tout le monde l'adore: il brille par sa générosité: bravo le lion!
Deuxième repas: A partir des restes du festin, le lion se concocte un petit plateau repas, mais classe hein, qui va lui permettre de se remémorer toute sa splendeur de la veille, et de lentement revivre le festin, comme il regarderait un bon film qui serait à sa gloire.
Ce principe offre plein de possibilités de plats, car tout dépend du festin. J'ai pris celui que j'avais sous la main: le dîner pour les Américaines. Je devais avoir inconsciemment prévu le truc, parce que j'avais gardé le gras du foie gras:
J'ai donc concocté un risotto à la graisse de foie gras et au jus de poulet aux truffes, plus du safran d'Italie pour obtenir une couleur "or chaud, blond vénitien comestible":
RISOTTO DU LION
1 oignon émincé
1 cuillère à soupe de gras de foie gras
1 litre de bouillon obtenu grâce au jus de poulet aux truffes
1 bonne rasade de vin blanc
250 g de riz pour risotto
1 dose de safran
Il vous faut deux casseroles: une pour le bouillon, une pour le risotto.
Préparez le bouillon, gardez-le frémissant à côté de la casserole du risotto.
Faites fondre le gras de foie gras dans une casserole à fond
épais. Quand elle grésille, écoutez-là chanter, quel douce
musique...Puis jetez-y l'oignon, faites dorez 3 minutes, jetez-y le riz
et enrobez bien tout ça de matière grasse. Déglacez au vin blanc, et
commencez la longue épopée du remuage de risotto pendant 25 minutes,
louche de bouillon après louche de bouillon...
Quand le risotto est quasi prêt, diluez le safran dans la dernière louche de bouillon, versez dans le risotto et finissez de remuer pour que le riz soit cuit, crémeux ET al dente. Salez, poivrez, et servez avec du parmesan râpé.
Comme c'est bien chaud, le lion a tout loisir de prendre son temps pour bien déguster...
Ca y est, il est plongé dans son univers de toute puissance: il ronronne!
Quid du risotto: C'est moelleux comme un bon risotto à la moelle du fait du fondant de la matière grasse employée, mais comme je m'y attendais, le goût de foie gras n'est pas très prononcé. Je ne serai satisfaite que quand j'aurai enfin essayé avec du foie gras frais directement mis à fondre dans la casserole, et pas juste la graisse: là ce sera comme j'aime, je le sais!
Le mois prochain, les vierges, effarouchées ou pas, seront à l'honneur. Que d'ici là les cieux soient cléments avec votre chevelure.
PS: je sais que plein de natifs du lion vont hausser les sourcils et ne pas se reconnaître dans l'astro-portrait ci-dessus: mais si, soyez attentifs, c'est bien vous! Seulement le lion le plus répandu est une sorte de "tisane" du lion fort: un bon vieux matou tranquille qui a gardé le sens du territoire (touche pas à la télécommande!), ainsi que la propension au bonheur facile (une soupe, et au lit!), et c'est déjà pas mal! Versailles tous les jours, ça fatigue, et ça revient vite cher!
09 août 2007
les Américaines! Poulet, truffes, foie gras
Quelle fête! Recevoir! Des américaines! Un 14 juillet! Et des philosophes aussi!
J'avais en tête toutes sortes de splendeurs, je voulais le meilleur, je ne sais pas moi, aller chercher les produits, cuisiner, patienter, donner, donner, donner: l'invitation faite aux Américaines a déclenché une manne de bonheur républicain en moi! J'étais fière du "liberté, égalité, fraternité", j'étais joyeuse tout simplement.
Suite à la lecture jouissive du "Goût et les mots" de Philippe Gillet, j'avais en tête les entremets du Moyen-Âge, ces édifices de victuailles somptuaires (cygne, porcelet, sanglier, paon), aux mises en scène spectaculaires délivrant des messages sur les opinions et la position du Seigneur qui recevait, et je crois que cette lecture a participé à mon envie de grandeur! Vous noterez que je ne suis pas à une contradiction près entre Seigneurs et Révolution: j'associe toute l'histoire cul par dessus chemise, pour une sorte de repas "sans-culotte mais avec culotte aussi", et zou, en voiture Simone!
Voilà à peu près ce que j'avais en tête:
La réalité s'est avérée plus prosaïque, mais peu importe: quel bonheur de se réjouir d'un dîner à venir!
J'ai racheté le foie gras congelé de la Saucisse que nous étions allés shopper à -50% au Monoprix lors des destockage de début d'année, et je l'ai fait comme à Noël, suivant la recette de Saveurs, dont je vous recopie ici ma transcription pour plus de praticité:
FOIE GRAS NATURE
Vous préchauffez le four à 160° soit un TH. 5-6.
Vous
dénervez le foie gras, vous le salez, le poivrez et le mettez dans un
pot de confiture. Vous arrosez d'un peu de vin doux, vous tassez un
peu, et vous refermez le couvercle: au bain-marie dans une casserole
pendant 5 minutes, puis vous coupez le feu, et poursuivez le bain-marie
au four pendant 7 minutes. Voilà, vous attendez que votre pot
refroidisse, et vous le mettez au frais pendant 12h, et à vous la
dégustation.
Le résultat est super bon, mi-cuit, et comme
c'est une recette sans chichi, je me suis fait plaisir en optant pour
un vin blanc de cuisine et en salant bien mon foie gras, non mais!
Résultat comme j'aime, très campagne, MIAM!
Décidément, c'est ainsi
que j'obtiens le foie gras que je préfère. Je l'ai servi avec des
figues fraîches, du pain de campagne grillé et un peu de mesclun,
vinaigrette balsamique. Encore une fois, il
était dense, goûteux, rustique et cependant profond: un
vrai foie gras! Certes, on perd plein de graisse avec cette technique de cuisson comparé à une cuisson au gros sel, mais la graisse n'est jamais vraiment perdue, vous verrez...
Ensuite...le livreur de truffes a encore frappé, regardez-moi ces splendeurs:
Quelle chance! J'avais
bien sûr en tête la poularde demi-deuil, mais quand j'ai consulté la
recette, elle m'a semblé un peu trop hivernale, alors j'ai simplifié et j'ai
gardé le massage/décollage de la peau de la volaille + généreux beurrage + glissage des
lamelles de truffes sous la peau.
Quelle bonne après-midi
passée à masser les poulets fermiers sur tout le corps, ouh ouh...C'est
pas si sensuel que ça en fait: avoir les mains sous la peau la
boursoufle et la fait bouger, on se croirait un peu dans un film de
Cronenberg mais bon, c'était bien sympa quand même!
Une des bêtes:
Et voilà avec quelle poigne je me saisis de la patte des malheureux au moment de les découper, non mais!
Là on a déjà les quatre
blancs, les sots-l'y-laissent et une cuisse (mais où sont passées les 3
autres?), la découpe touche à sa fin!
Pour information: cuisson des poulets 45 minutes à 220° (th.7)
Avec, j'avais fait du
gratin dauphinois: pas très "summer" mais Monsieur Guépard en
avait une fameuse envie!
Pour continuer le repas
dans un registre haut de gamme, les philosophes avaient apporté la
crème des fromages de la région: St Félicien et St Marcellin de chez
Cellerier, aux Halles de Lyon:
Comme tout le monde
partait en vacances juste après le repas (ou presque), je me suis
dévouée pour prendre les fromages qui restaient, trop dur!
Et en dessert, les Américaines avaient fait un délicieux tiramisu:
Quelle bonne soirée: on
a porté des toasts à la République en veux-tu en voilà, et on était
bien contents! On avait carrément l'impression d'être les dignes
héritiers des Lumières, rien que ça! Enfin, surtout après plein de vin
rouge!
Et vive la République!
PS: les assiettes n'ont
pas une présentation 4 étoiles, alors je ne vous les montre pas de trop
près: la présentation qui
tue viendra quand elle viendra!
PS2: Et attention, pour le concours casse-noix, c'est bientôt fini, c'est jusqu'au 15 août, minuit!
PS3: Ben, vive la République, enfin voyons!
02 août 2007
ma petite cuisine d'Italie
Et si nous retournions en Italie?
Je
vous ai montré les pâtes, les restaurants, Matera: tout le meilleur; il
me reste le quotidien, tout ce qui nous a procuré des joies, des discussions pendant le séjour...
Je vous rappelle qu'il faisait 44° en Italie, c'est pourquoi nous étions souvent à la plage. Le premier jour, j'ai bien mis de la crème, et j'ai bronzé sympa, comme il se doit. Le deuxième jour, moins assidue sur la crème, j'ai fait coup de soleil devant, et le troisième, coup de soleil derrière: je n'avais plus qu'à me planquer sous le parasol, et à réfléchir à ce qu'on allait bien pouvoir manger!
Il n'y a que moi que ça amuse!
J'ai eu de la chance: les gentils tenanciers du camping nous ont fourni un bien beau document rempli de recettes et de photos de nourriture: ils me connaissaient ou quoi? Les recettes ont l'air un peu costaudes, je vous tiendrai au courant si je les tente!
Qui dit cuisiner dit aller faire les courses...J'adore le shopping de victuailles, et à l'étranger cet exercice a une saveur particulière: tout m'attire, tout m'arrête, j'avance au ralenti, les yeux fébriles: mais qu'est-ce que c'est que ça? Ca j'en veux! Etc etc...Surtout que nous sommes allés dans un immense supermarché, alors c'était l'enfer et le paradis à la fois: trop de choses, et trop de choses!
Malgré toutes mes envies folles de cuisine, je suis restée raisonnable (surtout grâce à la saucisse qui m'a rappelé qu'on était en vacances, qu'il faisait chaud, et qu'on allait essayer d'aller souvent au restaurant plutôt que se coincer dans le bungalow avec maxi-stress cuisine...ok, je m'incline!), donc j'ai opté pour des repas légers et pas longs à préparer: vous voyez ici la préparation des sandwichs au poulet, ou au jambon, avec aussi de la bresaola:
dedans:
• poulet cuit dans de l'eau frémissante, tranché et mariné
une nuit dans huile d'olive + ail + anchois écrasé + vinaigre de câpres
+ origan + sel + poivre
• pesto
• roquette
• mozzarella
• câpres
• tomates avec du goût
• charcuteries variées
• re-huile d'olive, plein plein!
Bien sûr, pourquoi prendre les sandwixhs FINIS en photo? Je vous le demande?
Nous avons aussi testé et approuvé les croquettes de riz fourrées de viande, de jambon, et de légumes:
la photo est moche, mais les croquettes, appelées "arancia" ("orange", en raison de leur forme et de leur couleur orangée liée au safran), étainet bien bonnes. Il y avait aussi des "limone" ("citrons"), même principe, mais avec un petit goût de citron en plus et un colorant plus jaune qu'orange pour le riz, très bien: nous les avons dégustés froids, sur la plage, et ça le fait!
Pour le dessert, un petit pain au chocolat moulino bianco, la célèbre marque de biscuits italiens:
et quand nous sommes allés en ville, nous avons pu tester la "crema di caffè": une mousse dense et onctueuse de café, à déguster à la petite cuiller, très "dessert", pas amère, et bien fraîche! Enquiller les cafés brûlants par 44°, ça va un peu, mais pas trop, et les italiens sont des génies du goût: ils pensent à tout, donc ils ont trouvé la solution pour boire du "caffè" toute la journée, même par temps de canicule. Trop forts.
Un truc que j'ai pas trop aimé par contre, enfin que j'aimais bien en arrivant, mais là trop c'est trop, ce sont les pattes de poulpe:
là, il y en avait trop: après en avoir mangé plein, il en restait encore dans mon assiette, je crois que je suis vaccinée pour un moment!
Et une bête assiette de carottes à l'huile d'olive avec une pointe d'ail devient un régal après tous les féculents!!
Le dernier repas pris en Italie n'était pas trop pittoresque: comme nous n'avons pas trouvé d'hôtel abordable à Rome, et que nous partions le lendemain matin, nous avons mangé au Mac Donald's, et dormi ensuite sur le parking de l'aéroport! Très tipico hein, quand on est à quelques kilomètres du Trastevere et autre ruelles du Campo de fiori! Pas grave, on a bien rigolé, on a fait les pourris punks, et on s'est senti libres et sauvages!
César boycotte Mac Donald's, alors il a mangé une salade mais on n'avait pas de fourchette, alors il a mangé avec un bout de carton, imperturbable:
De retour à Lyon, je profite de mon shopping d'Italie, et je me régale avec...des pâtes! Ben oui! Encore et encore!
Quand on aime les
pâtes, c'est une passion pour la vie. Parfois des gens me parlent sans savoir qu'en
fait, je pense à quelles pâtes je vais bientôt manger, comme là par exemple:

Vous avez vu, je deviens un peu floue, un peu fuyante quand je pense à un plat de pâtes!
Des pâtes, il en existe tant de recettes...je pourrais y consacrer un blog entier, mais ne transigeons pas! Je vous propose mes pâtes mythiques, celles qui m'ont fait tomber de ma chaise un soir à Milan. Pour les retrouver, il me fallait en retrouver l'ingrédient clé: la caccioricotta à gratter en abondance sur des orecchiette à la tomate, dont je colle ici la recette trouvée sur le site Casa Dalmasso, une épicerie italienne en ligne qui propose d'excellentes recettes italiennes (ça tombe vraiment bien):
ORECCHIETTE A LA CACIORICOTTA
Pouilles
La cacioricotta est le fromage pugliese obtenu à partir du lait de
brebis en utilisant un procédé particulier grâce auquel pendant la
transformation on récupère non seulement la présure, mais aussi les
boulettes de ricotta qui opportunément remontent à la surface. On
obtient ainsi un produit qui contient aussi bien la caséine (présente
dans les fromages) que l'albumine présente seulement dans la ricotta.
Le résultat est un produit au goût certain, à la pâte compacte et consistante, bien que l'affinage n'ait que quelques mois.
Ce goût très fort se rapproche du pecorino romain.
Ce fromage est surtout utilisé râpé pour assaisonner les pâtes.
Préparer une petite sauce en faisant revenir dans l'huile un demi-
oignon taillé en petites tranches fines. Y ajouter la purée de tomates,
une pincée de sel et laisser cuire.
A part, faire cuire les pâtes
"al dente", que l'on assaisonnera avec la sauce et une bonne quantité
de cacioricotta râpée fraîche. Garnir avec quelques feuilles de basilic.
C'est simple simple simple, mais délicieux! Eh oui! Ca énerve! Ah ces italiens, ils ont tout compris!
Vous pouvez remplacer le caccioricotta par de la tomme fraîche de chèvre je pense, et cette association très "goût de lait frais" et sauce tomate est un petit régal du quotidien. Bon bien sûr mes pâtes étaient à 10% de la cheville de celles que j'ai mangées à Milan, mais peu importe: ça ne fait que me redonner l'envie de retourner encore et encore en Italie me régaler, car ici, c'est jamais bon comme là-bas!



























































