ouh, quel intitulé style "le dernier morceau techno qui swingue à Ibiza", j'ai l'impression d'être Cathy Guetta pour le coup: allez les filles, trémoussez-vous sur ce nouveau son technobimbo qui décoiffe du chapeau!

Pourquoi j'aime Pepito? Parce que c'est le masculin de pépite, et que donc, ça fait riche. Mai aussi parce que Pépito, il a un grand chapeau, comma tata yoyo, et que voilà un surnom qui m'irait bien si j'allais plus souvent voir mes nièces. Mais tata yoyo, ce n'est pas tata perfecto, donc elle n'a pas trop de comptes à rendre.

Voilà pourquoi il ne faut pas trop parler des noms des produits, mais bien des produits eux-même: on évite ce genre de digressions matinales.

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Est-ce que ce sombrero matche avec mes nouveaux leggings gold?

Je repose ma question correctement: pourquoi j'aime les pépito. Ah, c'est une autre histoire.

Les pépito ont toujours été mon gâteau préféré. Et surtout après l'école. En quatrième et en troisième, avec ma sœur, nous prenions des cours de gravure après les cours, le lundi et le mardi. Ah, ça fait rêver, quelles petites adolescentes parfaites! La gravure, c'est si beau, si fin...
Bref, nous étions alors à Blois, et sur le chemin entre le lycée Augustin Thierry et la rue Franciade où se situe l'école des beaux-arts, nous prenions notre goûter. J'ai deux souvenirs majeurs: gros budget: la tarte amandine achetée à la boulangerie, que je me sens d'ailleurs maintenant que j'y pense obligée de refaire à la maison, et petit budget: le bon vieux paquet de pépito, plus avantageux: un paquet pour deux, moins cher qu'une amandine pour une: c'est ainsi que nous faisions de solides économies en prévision des cadeaux de Nõël pour toute la famille.
Ah, quelles petites adolescentes aimantes et dévouées, c'est trop mignon... Ne rêvez pas en regardant vos filles de 3 et 5 ans: on n'en fait plus des comme nous.

Niveau dégustation, ce que j'aimais et que j'aime toujours, c'est me prendre pour un four et donc enfourner le pépito en entier, et, grâce à une forte pression médiane de la langue, faire céder le pépito en son milieu pour le diviser en deux demi-cercles. Ensuite je mastique tranquillement le pépito qui devient vite une espèce de pâte spéciale recoins de la cavité buccale, et hop, j'avale, et j'en reprends un.
Je mangeais 10 pépito à la suite, comme ça, dans la rue, avant d'arriver au cours du soir complètement en forme.

Aujourd'hui, j'aime toujours autant les pépito, surtout quand je me sens faiblarde: je refais alors le coup des dix pépito à la suite sans sourciller. En plus maintenant c'est pratique, ils ont divisé le paquet en deux sachets fraîcheurs de 10, comme quoi on doit tous les manger pareil, moi je pense.

hier, Ooshop m'a livré ma dose:

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mais c'est aussi celle de monsieur guépard, et il est redoutable: s'il s'y met, il ne faut pas que j'oublie d'en avoir envie aussi, sinon paf, il n'y en a plus en deux jours maxi.
C'est pas grave, comme dirait franck Dubosc: "ce qui est bien quand on est adulte, c'est que quand on veut des pépito et qu'il n'y en a plus, on retourne en acheter."

Il n'empêche, je sens bien que le pépito est plein de glucose. Et moi le glucose, j'ai l'impression de le voir se ruer dans mon sang dès que je croque dans un gâteau industriel. Donc c'est là que je me suis dit: "t'es pas plus conne que pépito", et je me suis mise en tête d'en faire à la maison, des pépito maison quoi!

Suite à l'aventure qui va suivre, Pépito m'envoie une carte postale en me remerciant: maintenant que je fais tout le boulot, à lui la sieste.

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Déjà, ma pâte sablée, je sentais depuis un moment qu'elle n'allait pas, donc j'ai préféré chercher des recettes de sablés, eh bien figurez-vous que des recettes de sablés toutes simples, il n'y en a pas beaucoup puisque tout le monde s'amuse à les customiser. Bon il suffit de retrouver la recette de base sous les ingrédients ajoutés, mais voilà, moi je cherchais la recette style sablés bien pur beurre, et sur internet, bizarrement, bof.

C'est là que j'ai pensé à Françoise Bernard, dont j'ai le pavé "la cuisine facile" vintage années 60, héritage oh combien symbolique de ma mère. Eh non, pas de sablés. Mah ça alors! Allez Maïté, toi qui est ma Françoise Bernard à moi: pas de sablés non plus.
A ce moment, je comprends que je suis peut-être plus conne que pépito. Alors, je me résigne à faire comme tout le monde et à utiliser la recette de la pâte sablée version tarte.

La pâte sablée de Maïté, qui me fait comprendre que ma pâte n'était pas top parce que j'y mettais trop de sucre, ce qui la rendait cassante et dure:

250g de farine tamisée
100g de beurre
75 g de sucre en poudre
2 jaunes d'œufs ou 1 œuf entier
1 pincée de sel

• Coupez le beurre en petits morceaux et laissez-le ramollir
• dans un saladier, mettez la farine tamisée, le sucre, le sel et les morceaux de beurre. Mélangez entre vos doigts (?). Ajoutez les jaunes d'œufs ou l'œuf entier et malaxez à nouveau, jusqu'à ce que la pâte ne colle plus. Faites une boule et laissez-la reposer une heure au réfrigérateur.

Ensuite Maïté nous explique comment foncer un moule à tarte, mais voilà qui ne m'intéresse pas pour cette recette.
On sait à quel point c'est galère d'étaler une pâte sablée: ça colle au rouleau: souvent, c'est plus simple de l'étaler directement à la paume de la main en posant la boule au milieu du plat et en tournant comme une pro, à toute allure, pour pas que la pâte ne se réchauffe et donc se mette à coller plus à la main qu'à elle-même en fait.

Très bien très bien, mais! je n'ai pas de moules à sablés! Hinhinhin, quelle bonne blague. Allez, j'ai résolu toute l'affaire en étalant la pâte entre deux films plastique, et ça marche trop bien! Déjà la sensation de coincer de la pâte entre deux films brillants, c'est cool, et ensuite étaler avec le rouleau, c'est trop moelleux! Trop facile aussi de doser l'effort pour obtenir une épaisseur uniforme.

Quand j'ai obtenu une belle surface de pâte, j'ai relevé le plastique, et avec un verre, découpé des ronds. Je suis nulle d'ailleurs, je ne suis pas bien arrivée à optimiser mes surfaces de pâte, mais on s'en fout, parce que c'est trop facile! Après, je reforme une boule avec les chutes, et ainsi de suite jusqu'à terminer par une mini-boule qui fait le dernier sablé.

Au four mes petites beautés! Sur du papier sulfurisé, th.6, pendant 20 minutes: ils sont bien dorés sur les bords, blanc crémeux au milieu, magnifiques.

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pour la couverture au chocolat, j'ai pensé à du chocolat au lait, puisque je n'aime mais pas du tout les pépito au chocolat noir. J'achète donc du Lindt grande expérience excellence ou je ne sais quel nom ronflant. Et puis je passe à monoprix un peu plus tard, et là je découvre du chocolat au lait fourré au caramel et beurre salé, et tout le KKVKVK cheesecake me saute à la pensée: J'EN VEUX. Bon ben pas dur, je l'achète, et je fais mon nappage pépito avec: je le fais fondre dans mon petit poêlon (avant je scanne la tablette, alors j'en mange un carré, obligé!), c'est un peu épais, je rajoute un peu d'eau, mais un peu trop en fait, ce qui fait qu'avec le caramel, le nappage ne se solidiefiera jamais complètement, sauf après un passage au frigo.

Et je trempe une face de mes sablés dans le chocolat, ouh, c'est beau! C'est exactement ce que je cherchais dis-donc! Au bout de trois, je commence à sauter partout dans la cuisine: aïe, mais ça chauffe drôlement le bout des doigts le chocolat fondu! Bon, je n'ai pas de solution pour l'instant, alors je me brûle héroïquement les doigts, obligée de les mettre illico dans la bouche pour enlever le chocolat qui brûle, oh, trop dur, trop miam!
Et voilà le résultat:

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Bon, c'est délicieux, rien à dire, c'est top. j'en ai amené à Fabounette au travail, et pourtant c'est une intellectuelle détachée des choses matérielles mais là, elle a trouvé ça hyper bon avec le café machine, c'est du test produit ça madame!

Là, je ne sais pas si ça a à voir avec l'hypothèse "pépite", mais je sens que je suis assise sur une mine d'or.

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Et surtout, dans une vision surnaturelle, je me vois enfin acheter du CHOCOLAT BLANC! Que je n'ose d'habitude pas toucher parce que je sais que je ne vais pas manger la tablette en entier, toute seule. Pourquoi? Ben, parce que ça ne m'arrive jamais de manger une plaquette de chocolat en entier. Deux carreaux et pis c'est bon, je passe à autre chose, et la tablette s'oublie, ouverte au fond d'un placard, donc non. De plus, le chocolat blanc est vu dans nos sociétés comme un plaisir honteux, comme un bad chocolat, du style: "ce n'est certainement pas du chocolat" comme disent les puristes, mais moi j'adore Oum le dauphin et tout le bazar.
Bref, OUAIS!!! j'ai acheté du chocolat blanc! Et voilà le travail:

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Bon, le chocolat blanc fondu, on dirait un peu de la graisse de canard, je préfère prévenir avant. Mais que c'est bon le pépito au chocolat blanc! J'en ai mangé 5-à-la-suite en rentrant du travail l'autre jour.

Dialogue entre monsieur guépard et moi au sujet des pépito au chocolat blanc:

"- ouais bon, ils sont moins bons que les premiers là...
- ceux au caramel et beurre salé tu veux dire?
- ouais bon
- ah bon tu trouves, moi je les ai super aimés, et d'ailleurs j'en ai mangé 5 à la suite en rentrant tout à l'heure
- moi aussi j'en ai mangé 5 à la suite!"

Comme quoi, hein!

Il me restait des sablés à rien car 100g de chocolat, ça part vite en nappage, alors je me suis dit: "c'est le moment d'utiliser ton Lindt chocolat au lait, allez, fais-en une tournée classicos", mais bien sûr, j'ai pensé juste après "non, attends, fais-les avec du Mars fondu!". je crois que le plaisir provoqué par l'achat de chocolat blanc a réveillé une partie de mon cerveau certainement appelée "la zone de la junk", et que cette zone envoie maintenant des injonctions junk à tout va à ma conscience.

Je n'ose bien sûr jamais acheter des mars, déjà un, c'est trop, et en plus c'est trop cher à l'unité, alors ça ne vaut le coup de les acheter qu'en lot, mais alors, ça fait trop de junkfood d'un coup, et de toutes façons je ne peux pas manger un mars en entier, trop de glucose! Pas possible!
Grâce à pépito, foin de ces questionnements moraux et vertueux, j'achète un pack de trois mars! Ca alors!
J'en fais fondre un: ENFIN, DEPUIS LE TEMPS QUE J'ATTENDAIS CA! Et je nappe les pépito en m'aidant d'une spatule en plastique noir cette fois, ça chauffe moins le bout des doigts.

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Eh bien déception, ça n'a pas franchement le goût de Mars, et en plus ça colle à fond, donc résultat des courses: aucune raison de racheter des mars, c'est déjà ça, mais je rachèterai du chocolat blanc sans plus d'hésitation.

Ainsi se termine le petito message, et spéciale dédicace bien sûr à Mariam et à César, les deux vrais Mexicains de mon entourage. D'ailleurs cette question: Mariam, César, Pépito existe-t-il vraiment?