Alors aujourd'hui, pour avoir une chance d'exister, il faut être une sardine!
Et bien la voilà, mais elle a remonté le rhône, et elle est toute quenelle!

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Ouais, Lyon est dans la place, yo!
Je n'avais pas trop envie de participer à ce challenge blog appétit car je n'aime pas trop la sardine. De plus j'ai une appréhension concernant la sardine associée à la tomate: cela me rappelle un mauvais souvenir de canapés détrempés par un mix de sardines à l'huile + tomate crue (erreur), et je revois du pain un peu mouillé, une consistance hésitante, rien qui ne donne envie de recommencer l'association.
Pour ne rien arranger, la seule fois où j'ai mangé une sardine grillée, je l'ai laissée dans mon assiette, découragée (terme soft), excédée (terme plus proche de la réalité) par les mille arêtes de ce petit poisson.
Alors pour le concours, j'ai cherché à contourner l'obstacle arêtes, et à donner un rempart à la sardine contre la tomate. Ce rempart, c'est la quenelle! En plus je n'en ai jamais fait, et j'habite à Lyon, et j'ADORE ma ville et ses bienheureuses quenelles de brochet, donc j'y crois à mort. J'ai l'habitude de servir les quenelles avec un coulis de tomates, donc facile. et c'est parti! Recette de quenelles au brochet faciles et parfaites sur avaric.com.
Là, il faut bien le dire, je me rends compte que je fais un peu la quenelle du pauvre avec mes filets de sardines, certes frais, mais ridiculement peu chers (une surprise, je ne savais pas), qui remplacent le roi brochet, et mes tomates, les écrevisses. Je décide donc d'appeler mon plat: la quenelle du cigalou.

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Bon, tout se passe bien: je réduit mes sardines en purée: là, je suis heureuse, adieu les arêtes, vaincues par mon magimix! Par contre, la purée de sardine, c'est gris, et ça sent fort. Tout s'arrange quand on la mélange à la pâte à choux. L'appareil à quenelle est génial, on dirait un peu de l'hoummos en début de mixage, la consistance est très gourmande, je recommande la fabrication de quenelles aux dingues de textures riches. Je me saisis de deux cuillères à soupe, et je fais ce geste vu mille fois à la télé: je quenelle. Et vas-y que je poche, pas mal pour une première fois.

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Je fais refroidir les quenelles, je choisis les trois plus belles, je les enduis d'huile d'olive (c'est très suggestif comme geste) et je les mets au four, pendant que je prépare mon coulis express, celui des gnocchi ci-après.
et voilà! pour la peine, je mets une autre photo:

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C'est bon, le goût est plus subtil à la dégustation qu'à la cuisson, ça me rappelle un peu les délicieuses croquettes de morue portugaises.
Comme tout le monde va envoyer de belles photos de son plat, je me suis organisée pour en prendre, donc dans l'après-midi et très près de la fenêtre. C'est tout à fait exceptionnel, car je ne peux pas toujours cuisiner l'après-midi, ni même être chez moi l'après-midi. Pour marquer cet évènement, j'ai fait un dessin du making-off ( je me prends pour Steven Spielberg! )

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Et les gnocchi?
Ce que j'aime avec le blog, c'est que tout est lié. on écrit un truc, et la tête, bip, elle le prend comme un programme, elle y croit! Après avoir parlé des pommes de terre non pelées pour la purée, et de la référence Petitrenaud, et comme il me restait quatre pommes de terre, j'ai décidé de les faire, ces gnocchi.
J'ai mélangé les deux recettes de gnocchi du " petit livre de recettes de pâtes" , petit ouvrage adoré, simple et clair, mais à la reliure totalement inefficace à tenir les pages ensemble!

Gnocchi à la tomate, au four:

gnocchi:
800 g de pommes de terre farineuses
150 g de farine
2 jaunes d'œuf
1 cuillère à soupe d'huile
sel, poivre

sauce tomate:
400g de tomates pelées au naturel
2 gousses d'ail
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
70 g de parmesan

Faites cuire les pommes de terre à l'eau, épluchez-les et passez-les au presse-purée. Laissez-les refroidir. Ajoutez la farine, un peu de sel et de poivre, pétrissez, puis ajoutez les jaunes d'œufs. Roulez la pâte en forme de boudin de 1 cm de diamètre et coupez-là en tronçons. Préchauffez le four à 200° (th.7).
Préparez la sauce tomate:
Epluchez et écrasez l'ail, mettez-le dans un saladier. Ajoutez les tomates pelées, écrasez-les, arrosez d'huile d'olive et saupoudrez de parmesan. Mélangez bien.
Faites cuire les gnocchi à l'eau bouillante salée, retirez-les avec une écumoire lorsqu'ils remontent à la surface, et disposez-les dans un plat à four huilé. Nappez-les de sauce tomate, et faites cuire au four pendant 10 minutes.
Et voilà:

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( Je ne me suis pas rasé la barbe au dessus de mon assiette, j'ai juste essayé de représenter une pluie de parmesan! )
C'est bon, consistant, comme il est souvent reproché aux gnocchi. Inutile de s'en servir une pleine assiette, ou alors c'est vraiment sieste obligatoire ensuite. Il faut pas mal de farine pour bien former les boudins de pâte, sinon ça colle. J'ai bien aimé le côté boulangerie, et pour éviter que le pâte ne colle à mon plan de travail, je l'ai posée sur du papier sulfurisé.

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Ma pâte était trop molle pour dessiner de belles marques de fourchette sur les gnocchi, la prochaine fois, j'essaierai d'assécher ma purée de pomme de terre à la casserole avant de mettre la farine. Mais surtout, la prochaine fois, je ferai comme me dit la vraie recette de mon livre: ne pas mettre au four, arroser les gnocchi de beurre fondu (ouais, c'est bon ça! ), et servir la sauce tomate à part, ou je ferai comme le dit Mamina, avec du beurre de sauge (ouh ouh, j'ai envie de toiiiiii, beurre à la sauge), ou encore je rajouterai de la mozzarrella à mon plat avant de le mettre au four, en tous-cas, je ferai quelque chose, et quelque chose de gras, ça c'est sûr!

Et c'est tout pour aujourd'hui, je file re-checker les nouvelles recettes de sardine! Elles sont géniales!